APRES
Notre fil conducteur sera
Nous avons besoin, en effet, de faire un tri dans tout ce qui nous est dit, montré, voir imposé par notre milieu, les médias, certaines « traditions » qui ne sont que des emprises risquant de nous troubler en nous menant sur un chemin de malheur !
LE JUGEMENT
Après leur mort, les humains doivent « rendre compte » du choix concret (et pas seulement théorique) qu’ils ont fait durant leur vie par rapport à l’AMOUR, autrement dit par rapport à cette preuve d’amour donnée par Dieu aux hommes en la personne du Fils envoyé par Lui, par amour, pour notre salut : avons-nous accueilli le Christ quand la foi en lui nous a été proposée ?
Ce « compte rendu », c’est le « jugement particulier » décrit par Paul dans 2 Cor 5, 10.
Concrètement, il porte sur notre adhésion au Christ, certes, mais en fin de compte sur la façon dont elle s’est traduite dans toute notre vie.
La vie, dans le Plan de Dieu, est destinée à un apprentissage de l’amour afin que, d’image de Dieu que nous sommes au point de départ, nous arrivions à Lui ressembler suffisamment, en amour, pour être capables de vivre dans la communion d’amour existant en Dieu Lui-même entre les trois Personnes de
Autrement dit, à notre mort, après l’apprentissage de la vie, nous passons un « examen », un jugement ! La question est de savoir si nous avons réussi ou échoué à gagner notre « C.A.P. » d’amour? Si oui, alors nous sommes reconnus capables d’entrer dans la « vie active »,
La réparation de ces « dégâts », c’est Jésus qui l’a faite par son sacrifice suprême et qui la continue, au fur et à mesure, par cette offrande réitérée de sa passion et de sa mort au cours de chaque eucharistie, jusqu’à la fin des temps. Mais Jésus nous a demandé d’y participer, nous les vivants, mais aussi les « âmes du purgatoire ». Nous réalisons cela par notre participation à son offrande sacrificielle concrétisée lors de l’eucharistie. Les « âmes du purgatoire » sont alors présentes, avec nous, avec Jésus Lui-même, activement et participent avec nous à cette offrande en y apportant leurs joies et leurs souffrances, tout comme nous, dans cette « communion des saints » où interviennent aussi toutes les créatures qui se tiennent déjà en présence de Dieu dans le Royaume. Tout cela est orienté vers le BIEN, vers l’AMOUR.
Comment se fait le « jugement » ?
En Jean 5, 21-29, Jésus, avant sa passion, déclare que le Père « ne juge personne, il a remis tout jugement au Fils afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas non plus le Père qui l’a envoyé » Il ajoute : « celui qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle ; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (v 22-24). Le critère sur lequel se fait le « jugement » est donc, tout simplement l’adhésion à Jésus, l’adhésion à l’amour !
Devant la passion et la mort du Christ, chacun, librement, a le choix, soit d’adhérer à l’amour, soit de le refuser. Dés lors, deux situations sont possibles :
- 1) Celle des humains qui, avant le sacrifice de Jésus, ont vécu dans l’ignorance de celui-ci. Jésus, au verset 25, prédit sa descente aux « enfers », lieu d’attente. Il se révèle alors à ceux qui ont tout ignoré du salut en préparation, auxquels il va proposer ce salut par adhésion à sa Personne, à l’AMOUR qu’il personnifie. C’est alors que, à tous ceux là, après la mort de Jésus et lors de sa « visite » aux enfers, il leur a été offert le « choix » définitif pour ou contre l’amour, capable de délivrer leur âme de l’attente puisque ceux « qui l’auront entendue vivront » (v 25), « entendre » signifiant ici « adhérer ».
Mais Jésus poursuit en évoquant déjà la résurrection finale à la fin du monde, à laquelle participeront non seulement ceux qu’il a visités lors de sa descente « aux enfers » affirmée dans le credo, mais aussi toute l’humanité ayant vécu après sa mort et sa résurrection (v29).
Cette façon de « télescoper » deux événements dissociés dans le temps, Jésus l’emploiera aussi dans l’annonce de la destruction du Temple et de la fin du monde, en un seul passage.
- 2) Pour la fraction de l’humanité dont nous faisons partie, venue après le sacrifice du Christ,
- soit les hommes auront adhéré à l’annonce de
- soit ils ont refusé l’annonce de
-soit, n’ayant pas pu recevoir cette annonce, ils seront « jugés sur l’amour », comme le montre la parabole du jugement dernier en Mt 25. Ainsi se réalisera, pour tous ceux qui ont choisi l’amour, ce que nous affirme Ph3, 20 : la vie éternelle dans le Royaume, avec un corps glorieux ressuscité à la fin du monde. Ceux qui auront refusé l’amour se seront privés de la seule source de bonheur possible et se seront donc soumis, de par leur libre choix, à la souffrance de cette privation : dans la haine de tout ce qui est « Bien », « Amour », donc dans la haine de Dieu et des autres créatures. Ils ne pourront se débarrasser de la présence même de ce Dieu qu’ils désirent anéantir, présence obsédante, inévitable et définitive.
NOS RELATIONS AVEC LES DEFUNTS
Elles doivent tendre à la réalisation du Plan de Dieu : le bonheur dans la communion de Vie trinitaire, dans le Royaume, pour tous ceux qui auront fait le choix de l’amour dés cette vie et l’auront éventuellement complété en purgatoire.
Nous pouvons donc et devons entrer en relation avec tous ceux qui sont dans le Royaume ou sont destinés à y entrer. Cette relation, elle se fait dans le « corps du Christ » qui est l’Eglise en ses trois composantes : « triomphante », comportant tous les « saints » parvenus au Royaume, souffrante, comportant ceux qui sont en « purgation » et « militante », faite de toute l’humanité sur la terre. Par la « communion des saints » s’effectue un perpétuel échange d’amour (et par conséquent d’intercession les uns pour les autres) entre ces trois composantes du « corps du Christ » dont ce dernier est la tête. Le plus intense de cet échange se fait lors de l’eucharistie où tous sont là, autour de Jésus, pour s’offrir avec lui au Père.
Rien de comparable en qui concerne ceux qui ont choisi le Mal, autour de leur chef, l’ex-ange de lumière, Satan. Leur désir, c’est le malheur des hommes, sous toutes ses formes et essentiellement par la séparation d’avec Dieu. Cette véritable « communion du Mal » représente pour nous un danger tel que Dieu nous met formellement en garde contre tout contact avec elle.
A plus forte raison, toute démarche directe ou indirecte vis-à-vis des morts, effectuée pour assouvir une rancune serait extrêmement grave !
NOS OBLIGATIONS ENVERS LES DEFUNTS
Saint Paul nous dit de n’avoir aucune dette envers personne si ce n’est celle de l’amour !
Or, nous tombons souvent sous l’emprise de certains qui aiment bien « lier sur les épaules des autres des fardeaux »…inutiles ou indus !
Au moment de la mort, le bon sens, l’amitié, l’amour, nous invitent à faire « ce qui est juste », sans ostentation, exagération ni, au contraire, indifférence, en respectant, autant que possible les « dernières volontés » des défunts. Par contre, jamais l’Eglise n’a demandé, par exemple, de s’abstenir de viande pendant quarante jours après le décès d’un parent, ou autres « sacrifices ». Toute démarche d’ascèse, c'est-à-dire de privation ou d’effort effectuée en vue d’un « plus » sur le plan spirituel doit provenir de l’amour et non de la « crainte d’offenser les morts ». Tous les « interdits » édictés par des personnes désireuses d’exercer un pouvoir sur les autres dans la peur sont abusifs et malsains : par exemple l’obligation de porter telle couleur dans le deuil, de ne pas parler autour d’une tombe etc…
Cela rejoint toutes les « peurs des âmes » supposées errant après leur mort durant un temps déterminé et portant malheur à qui croiserait leur chemin, surtout après une certaine heure de la journée et sous certains arbres ! On voit ainsi des gens rester chez eux durant tout le mois de Novembre (« mois des morts ») par peur de sortir. Tout cela ne vient pas de Dieu mais de l’Ennemi !
Et nous savons bien que nous sommes « dans la main du Père » et que »celui qui est dans la main du Père nul ne pourra l’en retirer ! ( Jn 10, 29).
M M ANDRE Mai 2007