PAROLE DE DIEU
La première chose sur laquelle il faut insister dans l'abord de
Quand nous abordons
2) Il ne s'agit pas non plus de ce qu'ont dicté ou écrit eux-mêmes ceux que nous considérons comme les auteurs de ces écrits, mais il s'agit de ce qui a été traduit, parfois en plusieurs langues successives avant de parvenir jusqu'à nous, donc possiblement modifié.
3) De plus, la façon de s'exprimer à l'époque du récit ( par exemple au temps de Jésus) ne correspond pas à la façon actuelle : un même mot, comme « esprit impur » peut exprimer aujourd'hui une réalité différente de ce qu'elle était autrefois ! Nous voyons les choses sous un autre angle et ne leur donnons pas le même sens qu'au temps de Jésus : ainsi, le fait que Jésus engage conversation avec la samaritaine était considéré par ses disciples comme quelque chose d'anormal, alors qu'aujourd?hui, ce serait banal! On ne voit pas de la même façon.
C'est comme un acteur sur une scène de théâtre qui serait éclairé par deux projecteurs, l'un à droite et l'autre à gauche : ils ne mettront pas en lumière les mêmes détails. Ainsi pour les auteurs d'autrefois et de nos jours.
4) Le genre littéraire du récit influence ce qui est écrit. Un récit poétique veut nous toucher au niveau de notre affectivité et n'hésitera pas à sortir du réel pour cela, tandis qu'un récit anecdotique cherchera à rendre le plus exactement possible la réalité des faits. Ainsi, le cantique des cantiques n'a aucunement la valeur d'un récit réel, mais il nous aide à imaginer l'amour de Dieu pour nous à partir du comportement des amoureux.
De même pour un langage symbolique : le récit de la crucifixion par Jean nous plonge dans la réalité de l'événement, mais, en même temps, il comporte des détails qui vont au-delà du concret : ainsi lorsqu'il écrit que « Jésus remit l'esprit », il ne s'agit pas seulement de sa mort ! (Jn 19, 30) et quand il insiste sur l'eau et le sang coulant du côté de Jésus, cela a une signification profonde !
On voit donc bien la difficulté qu'il y a, en raison de ce qui précède, pour comprendre le véritable sens que Dieu donne à Sa Parole. C'est pourquoi Dieu ne nous a pas laissés seuls, sans secours, devant
- Jésus a promis l'assistance constante de l'Esprit Saint à son Eglise, donc à chacun de nous si nous sommes en communion avec l'Eglise. Ainsi, celle-ci a pu choisir, parmi les nombreux livres écrits après le départ de Jésus, ceux qui pouvaient être tenus pour véridiques, lors des conciles de Laodicée (360) et de Rome (382) ;
-Grâce à la « tradition » qui est l'application à une époque donnée des vérités et principes contenus dans
Mais comme pour la conduite auto, il y a un code de la route à respecter :
- tenir compte de l?ensemble de
- tenir compte de la pédagogie de Dieu vis-à-vis de ses enfants souvent plongés dans un environnement qui ne leur permet pas une adoption entière et immédiate des propositions de Dieu. C'est ce que Jésus explique clairement dans Mt 19, 3-9. De même, toujours à propos du mariage on voit la progressivité entre Mt, 5,32 et 19, 9 !
- respecter une « méthode de travail » permettant l'abord efficace de
(A partir de l'exemple de Mc 1, 21-29 ou encore celui de Jn 4, 1-29)
PREMIERE ETAPE :
1)- Lire le texte comme si c'était la première fois. Autrement dit, avec le désir d'y trouver quelque chose de nouveau, qui ne m'a pas encore été révélé.
2)- Le situer par rapport à ce qui précède et ce qui suit : le contexte, le style ( poétique, anecdotique, symbolique?).
3)- Lire le texte global et ensuite morceau par morceau, verset par verset, mot par mot, en me renseignant sur la signification de ce que je ne comprends pas. Par exemple le mot synagogue, dans Mc 1.
4)- Reconnaître les lieux où se passe l'action : ici, Capharnaüm, et ceux dont il est question : Nazareth, d'où vient Jésus. Pourquoi est-ce là que cela se passe et non à Nazareth ?
5)- Chercher de quel milieu social, culturel, psychologique, religieux, sont les acteurs de ce qui se passe ? Ici, c'est un milieu très populaire, peu instruit, habitué à donner une explication surnaturelle, magique, à tout ce qui le concerne, en se déresponsabilisant. Le judaïsme, pratiqué par cette population était strict, mais c'était souvent une « pratique de façade », sans conviction intérieure forte. Ici, on note cependant la soif de ces gens et l'heureuse surprise d'entendre l'enseignement nouveau de Jésus.
6)- Analyser les sentiments exprimés, les attitudes, comme l'agressivité des paroles sortant de la bouche de l'épileptique : « es-tu venu pour nous perdre ? », l'admiration mais aussi la peur ressentie par l'assistance, la fermeté de Jésus.
7)- Chercher, derrière ces réactions, ce que cela exprime, en profondeur, de la part des acteurs. Quels problèmes se cachent derrière cela ? Ici, comment peut-on imaginer que « le malade » vit son handicap ?comment, à cause de celui-ci, vit-il sa relation à Dieu ?est-t-il en colère, en révolte, a-t-il besoin d'une simple guérison physique ou surtout spirituelle ?son esprit n'est-t-il pas « impur » dans la mesure où il a sans doute accusé Dieu d'indifférence et ainsi ouvert la porte à l'esprit du mal ? Dés lors, c'est surtout de conversion, de miséricorde et de réconciliation que cet homme a besoin.
Quels sont les sentiments profonds de la foule, a-t-elle compris le message de Jésus ?
8)- Chercher la signification des symboles (expressions, chiffres?) qui se trouvent parfois dans le texte et qui font alors l'objet des notes annexées au texte. Par exemple, le nombre 6 exprime l'incomplétude et le 7, la plénitude?
9)- Laisser vivre le texte en moi. Si j'ai une facilité pour imaginer la scène que je viens de lire, je puis faire comme si j'y étais présent et « la vivre ». Je puis aussi faire le silence en moi et accueillir tout ce à quoi je viens de participer en étudiant le texte. Dans une attitude d'accueil de l'Esprit Saint, je laisse « descendre » tout cela, de ma tête à mon coeur et j'entre alors dans la deuxième étape.
DEUXIEME ETAPE :
Méditer
1) - Découvrir le message universel qu'elle apporte, valable pour tous les hommes de toutes les époques et de toutes les conditions. Il ne s'agit pas d'une devinette ni d'une incitation à faire dire n'importe quoi à
Dans l'Eglise, notre méditation de
2) - Pour cela, il faut « ruminer »
TROISIEME ETAPE :
Alors que dans les deux premières étapes, c'est Dieu qui nous a parlé, il s'agit maintenant que nous Lui répondions. La prière est comme l'encens offert en réponse à ce cadeau de Dieu qu'est sa Parole et montant vers Dieu (Mt 2, 11).
Cette prière doit associer :
- la louange qui est admiration devant la majesté de Dieu, la grandeur de son Plan sur ses créatures, l'infini de son amour!
- la gratitude pour tous les dons de Dieu : la vie, l'être, la destinée de bonheur en plénitude prévue pour chacun de nous dans son Plan par le biais de l'amour dont Lui seul est la source !
- la supplication en vue d'obtenir :- vis-à-vis de nos refus d'amour (péché) sa miséricorde
- vis-à-vis de notre faiblesse, sa compassion, ses secours.
Et ceci pour nous même et notre prochain, c'est-à-dire tous les hommes.
- l'ouverture totale à Dieu par l'abandon de toute réticence, dans la confiance, l'intimité d'une relation véritablement amoureuse avec Lui !
QUATRIEME ETAPE :
De tout ce qui précède doit découler une prise de conscience de ce que la fidélité à
CINQUIEME ETAPE : LE TEMOIGNAGE
Après avoir formé ses disciples et accompli l'oeuvre du salut, Jésus les a envoyés dans le monde porter
Il en est de même pour chacun de nous. Au terme du travail d'assimilation de
MM ANDRE, diacre.
